jeudi 19 octobre 2017

La Chorale de l'Aube, de Suzanne Barton aux éditions Circonflexe

La Chorale de l'Aube est une histoire toute mignonne que j'ai trouvé dans le stand d'une librairie au festival "Le Bonheur des Mômes" (si vous ne connaissez pas et si vous êtes dans les Alpes fin août, ne manquez pas ça!!).

C'est l'histoire de Piou-Piou, un petit oiseau qui entend chanter les oiseaux le matin et qui rêve de devenir comme eux... Mais ne devient pas chanteur de l'aube qui veut! Il doit passer une audition... Et chaque fois, il rate son rendez-vous... Mais peut-être que sa voie est ailleurs?

Une très belle histoire sur la confiance en soi et la différence de chacun... pour les enfants même petits, avec des illustrations très tendres sur la campagne et la musique!

jeudi 15 septembre 2016

Albertus l'ours du grand large, de Laurence Gillot et Thibaut Rassat, aux éditions Milan

L'Abertus est un navire qui parcourt les mers, inlassablement, conduit par son vieux capitaine, Balthazar Babkine. 
Un vieux loup de mer, ce capitaine. 
Et donc, quand il trouve un vieil ours en peluche sur le pont de son navire, un vieil ours tout gris à qui il manque un oeil, il se demande qui donc de son équipage a pu transporter un objet pareil. Personne parmi les marins n'a un profil à câliner un ours. 
Il fait donc l'enquête discrètement parmi les marins, sans trouver la réponse, et ce vieil ours apporte un peu de bonheur aux membres de l'équipage. 
Mais qu'en faire? Pas le jeter, quand même... Le capitaine a encore en mémoire le souvenir de son propre ours en peluche de quand il était enfant... Et à défaut de pouvoir le rendre à son ancien propriétaire, il reste à le donner à un nouvel enfant... Aussitôt dit, presque aussitôt fait! Et l'ours sera donné à une petite fille dans un orphelinat, la petite Amolika, qui justement n'a pas de jouet. Et c'est là que l'intrigue se dénoue, que le propriétaire de l'ours, un grand gaillard discret, vient rendre à l'ours son oeil manquant et qu'il explique d'où lui vient l'ours... Une histoire émouvante pour les parents autant que pour les enfants (l'histoire ne convient pas aux tout petits), une histoire de deuil et de transmission... 
Un beau livre avec des illustrations originales sur le coeur tendre des marins du grand large! 

Une histoire de Laurence Gillot illustrée par Thibaut Rassat

lundi 13 juin 2016

L'enfant qui avait oublié sa peur, de Nathalie Wyss et Béatrice Bourguignon, aux éditions du Baron Perché

L'enfant qui avait oublié sa peur, c'est le dernier livre que j'ai trouvé dans une de mes librairies "habituelles", non pas au rayon des albums jeunesse classiques, mais au rayon "Emotions/Sentiments". C'est bien classé, mais c'est un peu dommage, car beaucoup de parents risquent de passer à côté... 

Parce que sans rien chercher de spécifique sur ce sujet, quand on a des enfants dont on peut dire "ils vont bien", il y a toujours, je pense, une nécessité d'aborder des émotions telles que la peur. Si ce n'est pas pour aujourd'hui, tant mieux, mais ça pourra être pour demain, ce ne sera jamais superflu, à mon sens. 

Cet album aux belles aquarelles raconte l'histoire d'un enfant qui marche, sans s'arrêter, droit devant lui, avec la certitude que, s'il s'arrêtait, son coeur ne battrait plus. Alors il marche, sans s'arrêter, sans parler à personne, sans trop regarder autour de lui.

Jusqu'au jour où, boum, il fonce dans un ours. Mais là encore, il repart en marchant. Sauf que l'ours, lui, le suit. C'est d'ailleurs un ours à lunettes. Et petit à petit, sans comprendre pourquoi, l'enfant ralentit pour marcher à coté de l'ours. Puis accepte de lui parler. Puis de lui parler de sa peur. 

Et l'ours lui dit que lui, il a peur des flocons. 

L'ours lui demande de penser à sa peur. De l'imaginer telle un petit oiseau qui se perche sur son épaule. Et qui passe. 

Arrive la neige et ses flocons, l'enfant pense à l'ours avant de penser à lui. Il grimpe sur son dos pour le couvrir, pour empêcher les flocons de se poser sur l'ours. Et il s'endort. Apaisé. 

Et à son réveil, son coeur battait encore. Et ils continuèrent à marcher.

mercredi 1 juin 2016

Maximots, de Kimiko, à l'école des loisirs

J'étais partie pour râler à propos de l'abonnement Titoumax de l'école des loisirs, aujourd'hui, car mon fils a reçu hier son dernier album et franchement, je pense que je n'en aurais acheté aucun s'il n'y avait pas la formule... Pas de très beaux albums, pas des histoires géniales, à part Ce n'est pas une bonne idée qui a un coté drôle, sinon franchement... Je ne pense pas qu'on se ré-abonnera. 

Mais j'ai changé d'avis quand j'ai vu mes deux petits ce matin se jeter sur l'imagier Maximots... Je me suis dit qu'il valait mieux parler du positif que du négatif... 

C'est un drôle de livre, cartonné, très épais. A chaque page est dessiné un animal (et les dessins de Kimiko sont superbes!), sur un fond de couleur différentes, et tout autour de lui sont écrit (écriture cursive) des mots servant à le décrire. Les couleurs de l'animal, la couleur du fond (et sur 72 pages de dessins, on sort du vert-jaune-rouge-bleu, et on arrive dans le "lie-de-vin", "vert printemps", "indigo", "vert sapin"... ce qui donne à l'enfant des munitions pour décrire les couleurs), et le nom des différents organes de l'animal: les serres de l'aigle, la caroncule du dindon, les ocelles de la queue du paon, les élytres de la coccinelle, les yeux rétractiles de l'escargot, l'évent de la baleine... Bref, on apprend des mots (les parents aussi!), il vaut sans doute mieux aussi lire ce livre avec un adulte qui peut expliquer les mots nouveaux, mais c'est un livre qui sert aussi bien pour les tout-petits qui apprennent le nom des animaux que pour les plus grands en maternelle qui accroissent leur vocabulaire.

J'ai longtemps hésité avant d'acheter ce livre, je ne savais pas trop à quoi il "servirait" (question bête, n'est-ce pas?). En le voyant j'avais eu un coup de foudre, puis j'ai renoncé. Et ce n'est qu'en revenant à la librairie après quelques semaines que je l'ai pris. Et ce matin, quand j'ai vu mon "grand" (de 2,5 ans) faire toutes les pages en disant le nom des animaux, que je me suis dit que j'avais bien fait de le prendre.

mardi 31 mai 2016

Les vacances du Facteur Souris, de Marianne Dubuc, chez Casterman

Partie à la librairie chercher des cadeaux, j'en reviens avec... des cadeaux et un album pour nous! J'ai craqué pour cet album grand format racontant le merveilleux voyage d'une famille souris... 

Monsieur et Madame Souris ont trois enfants, Pierrot, Tommy et Lulu. Et quand ils partent en vacances, c'est avec quelques colis à distribuer un peu partout: un petit paquet pour tante Claudette dans sa caravane au milieu de la forêt, un coquillage pour la mouette sur la plage, une bouée pour le capitaine du bateau de croisière, un livre pour Tarzan sur une île volcanique, une lettre d'amour pour le lézard dans le désert, un panier de citrons pour la grenouille dans la jungle, un pot de miel pour l'ours des villes, des chaussettes chaudes pour les marmottes dans la montagne, des sachets de thé pour l'ours polaire dans son iceberg, et une guirlande de fleurs pour le papillon dans son nuage... On voit les paquets qui disparaissent du chariot au fur et à mesure des pages. Et inversement, à la dernière page, on retrouve des objets venus de chacun des arrêts de la famille Souris. 

Il y a plein de détails à observer, les enfants qui partent à la découverte de leur environnement, l'intérieur des maisons des personnages, des objets décalés, des clins d'oeil à des histoires célèbres, le dragon qui habite à l'intérieur du volcan (d'où la fumée!)... 

Un chouette album à observer!

vendredi 27 mai 2016

Lily mène l'enquête - cherche et trouve dans Paris, de Peggy Nile, chez Nathan


Comme son petit frère Lily cherche son chat que j'avais acheté il y a quelques temps, ce livre-ci est un bel album de cherche et trouve: la petite Lily est en voyage à Paris chez son cousin Paul avec son inséparable chat Mia (protagoniste du précédent album) et ils aperçoivent une drôle de silhouette sur les toits. Qui-est-ce? Ils décident de le suivre à travers Paris ("la plus belle ville du monde" selon la dédicace de l'auteur) , et c'est l'occasion de découvrir les principaux lieux parisiens: le Sacré-Coeur, le quartier de Barbès, la Seine, le métro, le centre Pompidou, les grands magasins, le parc du Luxembourg, le Jardin des Plantes, Notre-Dame et l'île de la Cité... Une bonne introduction à la ville pour qui préparerait un voyage à Paris, ou un chouette clin d'oeil pour des petits Parisiens... 

Je ne suis dans aucun de ces cas, mais j'ai acheté le livre pour les 3 ans de la fille d'une amie, parce que le premier album nous avait séduit, parce que c'est de belles images naïves et l'occasion d'apprendre de nouveaux mots... 


Par rapport au précédent, celui-ci a la particularité de laisser le choix de lire le livre dans le désordre, selon où on pense que l'inconnu est parti.

mercredi 25 mai 2016

Atlas illustré - Livre rabats aux éditions Usborne


Encore un livre ramené du vide-grenier... Pas de l'âge de mes enfants mais pour 50 centimes, je me suis dit que je ne craignais rien, ça sera pour plus tard! Et en fait j'ai adoré ce livre, j'ai hâte que les enfants soient assez grands pour comprendre ces notions...

Parce que les rabats, c'est fun (si si), et ça permet d'insérer tout un tas d'informations. Par exemple, savez vous qui a fait la première ascension de l'Everest? Edmund Hillary et Tenzing Norgay! Il y a un peu de tout, ce n'est pas un manuel de géographie, mais ça donne une bonne idée des choses. Quelques animaux, quelques évènements historiques, quelques monuments et quelques spécificités locales (sport, économie, nature, cuisine...), les fleuves principaux, les capitales et quelques autres villes, des petits bonhommes qui disent bonjour dans leur langue... Et des "records" pour chaque continent: exemple pour l'Amérique du Sud: le plus grand pays (Brésil - 8 547 400 km2), la plus grande ville (Sao Paulo avec 11 mio d'habitants), le plus long fleuve (Amazone, 6 440 km), la plus haute montagne (Aconcagua en Argentine, à 6 959 m), et le plus gros animal terrestre, l'anaconda, 8 m de long. Et derrière le rabat: quelques aliments originaires d'Amérique du Sud. C'est ça la richesse du livre, c'est sa capacité à passer du coq à l'âne pour donner des notions sans  ennuyer les enfants avec la totalité des choses qu'il "faudrait" savoir. Et les dessins sont rigolos.

Alors évidemment, on pourra toujours reprocher les clichés (il n'y a pas que du thé au Sri Lanka et des noix de coco aux Maldives), mais dans un premier temps...ce n'est pas si mal d'enregistrer ça. 


Une double-page par continent, une page de garde pour expliquer ce qu'est un atlas (à quoi ça sert, le code couleurs, comment le lire...), et à la fin, un planisphère à déplier. Avec en prime les drapeaux. J'ai beaucoup aimé aussi les petites explications, par rapport au code "couleurs"  de ce qu'est une savane, la prairie, la toundra, le désert...


Combien y aura-t'il de guerres/sécessions/envahissements etc. d'ici que mes enfants soient en mesure de lire ce livre? Aucune idée, pas trop j'espère... 

Je regrette juste, mais c'est hélas souvent le cas avec ces grandes maisons d'éditions très "commerciales", que le livre soit imprimé en Chine... Mais Usborne fait tellement de livres sympas pour les enfants que tant pis, je ne boycotte pas. 



mardi 24 mai 2016

Une rivière, de Marc Martin, aux éditions Circonflexe


Encore de l'eau, encore de la nature, encore des animaux... Voilà encore un album comme je les aime, avec des belles illustrations et une histoire onirique. 

Un bel album qui nous vient d'Australie avec cette traduction du livre de Marc Martin, illustrateur de livre jeunesse pas aussi pour la presse pour les "grandes personnes".

Sur la page de garde, une illustration d'une chambre d'enfant, une petite fille qui dessine, sur son bureau devant la fenêtre. Et plein de détails à observer. Par la fenêtre on observe une rivière qui serpente. L'histoire, c'est celle de cette enfant qui rêve qu'elle parcourt la rivière sur un petit bateau couleur argent. Elle traverse la ville, la quitte, traverse la campagne environnante, puis se retrouve dans une jungle luxuriante, puis dans la mangrove, puis en plein milieu de l'océan... avant l'orage et le réveil, à la fin du livre, à son bureau, où la nuit est tombée. 

C'est très beau (l'auteur vend d'ailleurs des posters tirés des images du livre), la couverture a des reliefs (c'est un détail mais un détail agréable), les textes, courts, incitent à rêver.

Partir, partir de chez soi et de son quotidien, par l'intermédiaire du livre, des dessins qui laissent une place à l'imaginaire. 

lundi 23 mai 2016

Comme des sardines, de Patrick Morin, à l'école des loisirs, collection Archimède


La saison des vide-greniers bat son plein! Hier, avant la pluie, nous sommes allés faire un tour en famille dans un vide-grenier à côté de chez nous, et entre autres, nous avons ramené ce livre de la collection Archimède, dont j'avais déjà déjà trouvé le titre Dix feuilles volantes

C'est une collection de documentaire pour enfants, et cette fois-ci c'est sur les sardines (tiens donc!). Côté documentaire, c'est réussi puisque nous suivons trois sardines dans la mer, avec des illustrations de plusieurs poissons avec leur nom à côté, leurs prédateurs, et une page explicative à la fin. Côté "plaisir", je dirais que l'histoire est presque absente... et c'est un peu dommage. Certes, on suit trois sardines qui ont perdu le banc (leurs "soeurs") lors de l'attaque de ce dernier par des maquereaux, mais à part demander leur chemin à différents poissons, il ne se passe pas grand chose. On voit le banc de calmars, qui se fait attaquer par le cachalot, on voit la pieuvre, les poissons des grands fonds (superbes dessins, d'ailleurs, et ce livre est vraiment chouette pour les "grands" pour ça), les magnifiques anémones et les tout aussi belles méduses, et ça se termine par... le filet des pêcheurs, grand danger pour la population des sardines actuellement. 

J'ai d'ailleurs apprécié ce côté "environnemental" dans le livre, il est difficile d'éluder la question quand on parle de poissons.... Mais encore une fois, comme l'histoire se termine comme ça, elle se termine, sans mauvais jeu de mot, en queue de poisson, et le livre est donc à réserver aux plus grands... 


samedi 21 mai 2016

Regarde dans l'herbe, illustré par Emiri Hayashi, collection Petit Nathan

Un livre coloré que nous avions aimé, nous, parents, dans une librairie, et sans doute un des premiers qu'on a acheté pour notre fils (il doit vraiment plaire aux adultes car on l'a reçu une seconde fois de la part d'amis). Il y a des choses à voir, les couleurs sont simples (rouge/vert et noir, blanc et argenté) à chaque page, et surtout, des choses à toucher! Les points de la coccinelle sont en velours, par exemple. Et le papier argenté à reflets est très intéressant aussi pour un tout-petit. 

Quelques pages magnifiques, notamment la dernière avec les papillons blancs, ou celle avec les pâquerettes qui brillent. 

Pas non plus une masse de choses à toucher mais un album sympathique, qui n'a guère plu à notre premier fils mais a su intéresser notre deuxième aux livres. 

C'est toute une collection chez Petit Nathan, avec une couleur dominante chaque fois, un thème... On a racheté pour Noël "Regarde comme je t'aime" dans cette collection, et il est très mignon aussi, avec à chaque page une activité de la journée pour Grand Ours et Petit Ours. 


Une chouette collection pour les tout-petits, il y en a aussi à la crèche section bébé. Et donc: à réserver aux tout-petits, pas la peine de l'offrir à un enfant de 18 mois c'est trop tard...

vendredi 20 mai 2016

Dix petites étoiles, illustré par Russell Julian, chez Gründ


Un grand classique... Pas franchement un livre à compter chez nous (même si il peut sans doute avoir cette utilisation aussi), plutôt un livre du soir pour débuter. Les images sont très simples et très prenantes pour les petits, une couleur dominante par double page, un animal, un bruit à imiter...

Qui plus est les pages sont cartonnées, et chez nous c'est ce qui l'a sauvé (de la noyade!). Les étoiles disparaissent les unes après les autres, l'enfant aime les attraper, et mettre le doigt dans le trou de la page de gauche. 

Officiellement réservé au plus de trois ans (petites étoiles qui pourraient se décoller obligent), mais chez nous c'est plutôt un des premiers livres accessibles pour l'histoire du soir, à partir de 12 mois donc... 

mardi 17 mai 2016

1, 2, 3, étoiles! Je compte dans la nature, d'Anne-Sophie Baumann et Anne-Lise Boutin, chez Rue du Monde


Encore un livre à compter! Mais un peu différent celui-là, car il a une spécificité qui m'a parut fort intéressante... Il part de zéro... et il va jusqu'à 1 milliard...

Abstrait? Oui et non... Pour un tout-petit qui apprend à compter, sûrement. Mais un tout-petit y trouvera déjà des chiffres qu'il connait. Mais ce livre durera un peu plus longtemps... et permet de visualiser des nombres aussi abstraits que zéro et un milliard... Exemple: un serpent n'a pas de patte, il en a donc zéro. On passe ensuite aux classiques: 1, 2, 3...10... puis 50 (déjà un grand nombre), puis 100 (pattes pour le chilipode), 1 000 (étourneaux), 10 000 (sardines dans un banc), 100 000 (fourmis dans une fourmilière), 1 000 000 (arbres dans un coin de forêt amazonienne), 1 000 000 000 ou plus (étoiles dans le ciel...). 

Toujours des exemples dans la nature (voilà qui me plaît! s'il y a quelque chose que je souhaite transmettre à mes enfants, en dehors de l'amour des livres, c'est bien un intérêt pour la nature), des illustrations modernes, le nombre en chiffres et en lettres, des couleurs différentes pour chaque page et des dessins avec des détails à observer. 


dimanche 15 mai 2016

L'ombre de chacun, de Melanie Rutten, aux éditions MeMo


L'ombre de chacun est un album aussi magnifique que Les Sauvages, aussi joliment illustré, aussi poétique, un peu moins mystérieux peut-être, qui a réussi à me tirer des larmes la première fois que je l'ai lu (bon, ok, je pleure facilement, mais quand même). 

C'est l'histoire... de plusieurs personnages (le Cerf, le Lapin, le Soldat, le Chat, le Livre, l'Ombre), une histoire divisée en chapitres (le livre est assez long) rassemblant quelques uns des personnages. C'est le petit lapin qui veut grandir, et du cerf qui l'aime et qui s'inquiète pour lui... C'est l(e) Soldat qui est fâché, et qui en veut à tous... Puis il entent pleurer le Lapin et il veut l'aider... Le chat cherche son ballon... Le Livre rencontre le Cerf... Le Soldat, le Chat, le Lapin deviennent amis et grandissent... 

D'ailleurs, qu'est ce que grandir? Chacun à sa propre définition:
"Quand est-ce qu'on sait qu'on est grand? demande le Lapin.
-Quand on sait faire et défaire des noeuds, dit le Soldat.
- Non, quand on est amoureux", répond le Chat. 
Le Lapin pense que c'est quand on sait construire une maison. 

Il y a des dizaines de phrases débordant de poésie et de vérité que j'aimerais encadrer... Alors à défaut, je pense de temps en temps à relire cet album...


samedi 14 mai 2016

La P'tite Mer bleue - La vie sous-marine, d'Olivier Bardoul et Emmanuelle Houssais, aux éditions du Ricochet


Plutôt un album pour les tout-petits... un texte court et qui rime, des poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs. Facile à raconter à un petit, on imite les sons... TCHAC, les crabes se serrent la pince! PCHHHH le poulpe se sauve... 

On découvre la vie sous-marine de manière assez précise (pour les petits): la raie, la pieuvre qui change de couleur, le poisson-lune, le Saint-Pierre, le requin, les sardines, le loup de mer, l'hippocampe dont le mâle porte les oeufs, les anémones et les éponges qui sont des animaux  ... Nul doute qu'on y apprend plein de choses (c'est apparemment d'ailleurs le but de cette collection, les Bouées du Ricochet)

Après Sous mes pieds, j'avais envie de découvrir d'autres albums illustrés par Emmanuelle Houssais et j'ai d'abord été désarçonnée par le style du livre, très différent. Je l'ai donc mis de côté quelques semaines, et j'y suis ensuite revenue pour le lire à mon tout-petit, et c'est là que j'ai apprécié le livre. Oublié, mes attentes précédentes, chaque livre est unique, et je lui ai lu, et je lui ai montré les images, on a passé un bon moment et ce livre est revenu plusieurs fois sans qu'on s'en lasse. Y compris pour mon "grand" encore petit! On aime le rythme du texte et les clins d'oeil de l'illustration. Les bancs de sardines et les sous-marins. La transparence de la méduse, les parasols et les guirlandes d'étoiles. 

Un beau texte d'Olivier Bardoul et des illustrations d'Emmanuelle Houssais.

PS:  ce livre est surnommé "le livre des sardines (dadines)" par mon fils

vendredi 13 mai 2016

Sur les traces de maman, de Frédéric Stehr, à l'école des loisirs


Picounou et Picounette sont deux petits hérissons que leur maman laisse seuls, un matin, pour aller au marché, en leur recommandant de l'attendre sagement. Mais, comme il n'y aurait pas d'histoire si les enfants restaient sagement à la maison comme l'a demandé maman, Picounette, la petite soeur, s'ennuie...et veut aller retrouver maman au marché. Picounou le grand frère est moins aventureux que sa petite soeur, il resterait bien à la maison. Mais quand sa soeur se met à pleurer, il est prêt à tout pour qu'elle arrête, et celle-ci n'hésite pas à en jouer... 

Les deux petits hérissons se mettent donc en route pour le marché, et pour trouver leur chemin, ils décident de suivre des traces de pas... Or, à plusieurs reprises, ils se trompent de traces, et arrivent chez d'autres animaux: raton laveur, blaireau... Ils finissent par comprendre que maman fait les mêmes traces qu'eux, mais en plus grand! 

Les petits hérissons finissent par retrouver leur maman au marché et l'histoire se termine bien... Une jolie aventure dans la forêt de Frédéric Stehr, dont on apprécie aussi les histoires de Calinours, toujours à l'école des loisirs, une forêt riche en détails à observer.  

jeudi 12 mai 2016

La visite de Petite Mort, de Kitty Crowther, en lutin poche de l'école des loisirs

Un tout petit album sur un grand sujet... pas facile à aborder avec des enfants. Mais qui permet au moins d'aborder le sujet, et de manière positive. 

Petite Mort est une petite fille. "Une petite personne délicieuse", nous dit l'auteur, qui va chercher les gens, les prend par le bras et les emmène vers le royaume des morts. Mais elle n'est pas très heureuse car les gens ont peur d'elle, ils ne lui parlent pas, ils ont froid, et si elle allume un feu pour les réchauffer, ils ont peur d'être en enfer. Pas facile d'être Petite Mort... 

Un jour, Petite Mort va chercher une petite fille, Elsewise, et sa vie change. Elsewise l'attendait impatiemment. Elsewise n'a pas peur. Elsewise a envie de la connaître, et de jouer avec elle. Elle lui apprend à rire... 

Mais le royaume des morts n'est pas éternel, apparemment, et les morts doivent choisir une autre vie. Alors Elsewise part, et Petite Mort se retrouve toute seule. Mais une fois qu'on a connu l'amitié, c'est encore plus dur de retrouver la solitude... jusqu'au jour où... Elsewise revient... sous la forme d'un ange! 

Ainsi, elles exercent ensemble, elles vont chercher les mourants, mais ils ont désormais moins peur car ils voient la mort accompagnée d'un ange... Et Petite Mort et Elsewise ne se quittent plus. 

Un beau livre de Kitty Crowther aux illustrations simples et belles, pour s'aider à grandir. On espère que quand le jour viendra, on verra aussi Elsewise... 


jeudi 28 avril 2016

Est-ce que tu m'aimeras encore? de Catherine Leblanc et Eve Tharlet, chez minedition


Grand classique des livres pour enfant, un livre pour rassurer les enfants sur l'amour qu'on leur porte. J'ai trouvé celui là pour mes coupais, chez minedition, chez qui je trouve aussi d'autres magnifiques livres, en petit format, mignon comme tout. 

C'est l'histoire d'un petit ours qui demande à sa maman si vraiment, vraiment, elle l'aimera toujours. Quoi qu'il fasse... Quoi qu'il devienne... Même après sa mort... Même après l'arrivée du nouveau bébé... et aussi, et c'est important, même si lui aime quelqu'un d'autre plus que sa maman. 

Rassuré, il peut partir jouer, sachant que sa maman l'aimera toujours aussi fort, différemment que le prochain bébé (cf. "Vous êtes tous mes préférés"), et lui donne cette liberté d'aimer qui il voudra. 

Simple mais mignon, ça fait toujours chaud au coeur de le lire. 

jeudi 7 avril 2016

Biboundé - de Michel Gay, à l'école des loisirs

Ce livre-là, je ne l'ai pas acheté pour mon fils. C'est un héritage "de famille", c'est ma mère qui avait craqué pour Biboundé et ça a fait partie des classiques de mon enfance. 

Biboundé est le fils du Manchot Empereur. Ou de l'empereur des manchots. Et c'est son anniversaire... A cette occasion, le plus grand gâteau que les manchots aient jamais vu leur est servi. Des tranches inégales, évidemment puisque papa manchot est tout à son discours et peu à la découpe des parts. Et ce sont les deux "bouffons" de l'empereur, Foufou et Oufouf, qui les distribuent dans le dos des manchots. 
Et enfin arrive la surprise, le cadeau d'anniversaire: un bateau jaune et blanc, la réplique parfaite du bateau de papa, modèle réduit. Biboundé a hâte de s'en servir! Alors, le bateau bien accroché à un fil, il le lance à l'eau... Mais le fil casse et le petit bateau part voguer loin... le voilà perdu, et voilà Biboundé inconsolable... Les autres animaux de la banquise vont tenter de l'aider. Mais un bateau "grand comme ça" (en écartant loin les bras), selon la taille de l'animal, ça finit par faire un TRES gros bateau... 
Je ne vous raconte pas la fin mais c'est mignon comme tout... 

Et j'ai trouvé il y a quelques semaines en librairie, dans la collection lutin poche (une bonne raison pour craquer!), ceci: comment naissent les biboundés... 


Alors là, retour quelques années en arrière. Les manchots empereur (dont l'empereur des manchots, le futur papa du biboundé évoqué plus haut!) cherchent une belle "pingouine" (oui, même s'il s'agit de manchots, on en revient au terme usuel, bien que faux, de pingouin) pour avoir un biboundé. Et le papa sus-nommé, rencontre une belle femelle qui chante une belle chanson, il en tombe amoureux, et après avoir dansé et s'être enlacés, ils attendent un biboundé. Il lui fabrique donc un joli collier de glaçon... Va lui chercher de la neige fraiche, dont elle a une folle envie. Puis elle pond un oeuf, et le lui confie. Avec les autres femelles, elle part à la mer prendre des forces. 
C'est donc le papa qui a la délicate mission de garder l'oeuf. Et attention: il ne doit pas toucher la glace, sinon le biboundé à l'intérieur mourra de froid. Alors il le garde sur ses pieds et jongle avec. Puis, pris par le froid, tous les futurs papa se serrent les uns contre les autres (ça vous évoque des photos?)

Je vous avoue, je n'ai jamais pris de photos de manchot moi-même, mais si le sujet vous intéresse, vous pouvez le retrouver ici

mardi 5 avril 2016

Le jour de ta naissance, d'Emma Dodd, chez Albin Michel Jeunesse

Encore un livre sur la naissance, l'attente... Les sentiments des nouveaux parents, les émotions à la découverte de l'enfant.

Le jour de ta naissance, il a cessé de pleuvoir, le printemps est arrivé, la neige a fondu, nos coeurs se sont mis à battre plus fort.  Le jour de ta naissance, nous avons posé sur le monde un regard nouveau.

A travers plusieurs couples d'animaux à la naissance d'un petit (phoque, ours, chouette), et pour finir un couple d'humain à la naissance d'un bébé, les émotions sont décrites de manière simple et poétique. Femmes enceintes pleines d'hormones, sortez les mouchoirs! En tout cas, même après la naissance de mes enfants, ce texte me touche toujours autant. Les illustrations sont simples et jolies, comme le montrent la couverture, et sont mises en valeur par des gravures argentées. 

lundi 4 avril 2016

Mes beaux oiseaux, de Camille Révillon, chez Hélium



Encore un livre choisi pour ses images... Sans complexe, car c'est vraiment un livre d'images dont il s'agit, un imagier des oiseaux. La passion de mon fils pour les oiseaux vient sans doute de notre passion à nous pour le Parc des Oiseaux, de Villars les Dombes. Si vous n'habitez pas trop loin et ne connaissez pas encore, courez-y vite par une belle journée. Nous, on est conquis. Au point qu'on a demandé un abonnement 2016 pour Noël (et on profite d'avoir cette année encore 2 enfants de moins de 3 ans, donc qui ne paient pas l'entrée... ). Est-ce lié à ça ou non, mais mon fils a découvert dans notre étagère de livre un guide des oiseaux, en anglais, que son père avait acheté à l'époque où il vivait en Suède. Tous les oiseaux d'Europe y sont dessinés, avec leur nom latin et leur nom anglais. Pas pour les enfants, donc. 

Mais il a beaucoup aimé ce livre, on lui a donc sorti le guide des champignons et tous les livres de notre bibliothèque qui avaient des photos ou dessins d'animaux. J'ai sorti le Copain des Bois que je lui réservais pour plus tard, on a regardé les photos de chouettes harfangs sur le livres des Saisons... 

Alors quand j'ai vu ce livre dans le rayon enfant, avec ses pages cartonnées, je me suis dit que ce serait sans doute un chouette cadeau. Les 50 oiseaux représentés sont stylisés, certes, mais on les reconnaît bien et les images sont très belles. Le cacatoès et le perroquet se font face, le hibou et la chouette, le toucan et le calao, le dindon et le coq... On fait le tour des continents de quelques oiseaux parmi les plus beaux. Et on peut apprendre leur nom (en français, cette fois... ;) ). Et on ne risque pas de le déchirer dans un accès d'enthousiasme... 

Il existe une version Mes beaux animaux que je ne connais pas, mais j'ai préféré celui sur les oiseaux, d'une part parce que mon fils s'y intéressait, mais aussi parce qu'il est beaucoup plus difficile de trouver des livres sur les oiseaux (ou les poissons) que sur les mammifères, lions, tigres etc.